Archives du blog

Opération séduction pour la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

La Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine était présente sur la Grave vendredi et samedi derniers dans le cadre de leur campagne touristique de recrutement. Cette campagne vise les jeunes touristes en visite dans nos région et qui pourraient potentiellement vouloir s’y installer. « Comme la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine sont des régions touristiques, on a décidé de cibler les jeunes touristes et leur montrer les opportunités de la région », explique Maryève Charland-Lallier, ambassadrice à la commission jeunesse. Cette opération cible autant les jeunes d’ailleurs que ceux originaires des Îles et qui habitent maintenant à l’extérieur.

Le bilan de cette fin de semaine est plutôt positif. « Ce qu’on vise, ce n’est pas tant un grand nombre de personnes, mais la qualité des échanges qu’on avec ces personnes », nous a dit Maryève Charland-Lallier. Elle et Julie Jomphe, agente de migration à l’organisme Place aux Jeunes, ont parlé avec plusieurs personnes intéressées dont un jeune homme parti depuis 13 ans des Îles venu passer une semaine de vacances. Il envisage peut-être maintenant de revenir vivre dans la région.

L’importance des jeunes en région
Cette campagne de « Grande séduction » fait parti d’un projet beaucoup plus vaste: Cap sur l’avenir 2009-2012. Ce programme comprend de nombreux aspects et l’un d’eux est le retour et le recrutement de main d’œuvre qualifiée, le but de l’événement sur la Grave.

La demande de travailleurs dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est importante. On prévoit 9200 nouveaux emplois d’ici 2014 qui vont se libérer en raison des départs à la retraite. « Tous les domaines sont touchés. Des employés en administration, comptabilité, ou bien en santé sont un peu plus recherchés que les autres, mais il y a de l’ouverture partout », précise Julie Jomphe.En revanche, ça fait huit ans que le solde migratoire chez les jeunes dans la région de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est positif et Maryève Charland-Lallier remarque qu’aujourd’hui, les jeunes ont de plus en plus le désir de revenir. Un constat plutôt encourageant pour l’ambassadrice de la Commission jeunesse.

C’était aussi le moment du bilan la semaine dernière pour la Commission jeunesse. La dernière année a été fort occupée et de nombreuses réalisations ont été accomplies. Notons entre autres, une campagne publicitaire sur l’importance d’encourager les jeunes à s’établir dans la région, la mise en place de comités d’accueil pour les nouveaux arrivants et la diffusion d’une étude sur les facteurs de rétention des jeunes dans les régions faite par le centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes (CERMIM)

Les projets ne manquent pas non plus pour la prochaine année. Une campagne visant à détruire les mythes nuisant à l’image de la région, une série de témoignages vidéos et la mise en ligne d’une boîte à outils pour les employeurs font partie des nouveautés annoncées pour 2011-2012. Ce sera aussi la dernière année du projet Cap sur l’avenir qui amènera une évaluation afin d’en connaître les retombées.

Pour plus d’information sur la Commission jeunesse, visitez le http://www.faistesboites.com

-30-

Article paru dans le Radar vol. 42 no. 30 de la semaine du 4 août 2011.

Publicités

Récit d’une fascination

Note: Habiter une région comme les Îles de la Madeleine pendant un été marque une personne au fer rouge. Soudainement, on a un autre point de vue sur le monde, une autre manière de vivre… et des souvenirs uniques à partager! Dans le cadre d’un stage en journalisme, j’y ai passé deux mois l’été dernier, deux mois marquants. Je vous propose donc une série de textes intitulée « Une fille aux Îles » qui relatera anecdotes et impressions sur cet archipel étonnant. Le premier texte fait un peu exception aux autres, car il a déjà été écrit, au début de mon séjour. Il raconte en fait mes motivations à accepter ce stage dans un petit hebdomadaire régional. Ce sera donc le seul à ne pas se situer dans les souvenirs, mais bien dans l’anticipation.

***

Mon départ pour les Îles de la Madeleine s’est véritablement fait sur un coup de tête. Moi qui la plupart du temps tergiverse des jours entiers avant de prendre une décision importante, dès que j’ai vu cette offre de stage, j’ai tout de suite proposé ma candidature. Ce qui est étrange, c’est que je peux difficilement expliquer pourquoi. Était-ce parce que je rêve depuis longtemps de visiter cette région si exotique aux yeux des Montréalais? Plutôt étais-ce parce que je désirais tenter l’expérience excitante de travailler loin de chez moi? À moins que ce ne soit, tout simplement, mon attrait pour la mer?

Il faut dire que mon amour de l’eau et de la mer remonte à aussi loin que je me souvienne. Petite, j’étais fascinée par l’univers marin; algues et poissons compris. Comme je ne savais pas nager, aller visiter ces mondes sous-marins était l’équivalent d’aller dans l’espace: tout à fait inatteignable.

Peu après mes six ans, la famille a déménagé dans le bas Saint-Laurent et de notre maison, nous avions une vue imbattable sur la grandeur du fleuve. J’avais alors accès à quelque chose qui avant n’existait pour moi que dans les livres et la télévision. J’étais comblée. C’est que dans ma tête de fillette, le fleuve à cet endroit et la mer, c’était la même chose. La même force, le même mystère. J’aimais surtout lorsque nos parent nous emmenaient sur le quai, alors que le vent nous empêchait presque d’avancer tant il était puissant. Malheureusement, nous avons quitté la région pour aller habiter à Montréal. Depuis, je peux difficilement envisager de vivre loin de l’eau, même si ce n’est qu’une petite rivière. Mais évidemment, ce n’est pas pareil. Ce n’est pas la mer.

Quand j’ai reçu cette offre de stage, une foule de souvenirs sont remontés à la surface: des odeurs, des couleurs, des sons. Bien avant l’expérience professionnelle ou les gens que je pourrais rencontrer, je pensais à l’eau et aux bestioles qui l’habitent. Naïvement, je ne rêvais qu’à voir des phoques et à passer des heures à regarder les vagues sur un quai. Alors j’ai sauté sur l’occasion.

Oui, à bien y penser, c’est comme ça que cela a dû se passer. Au lieu de réfléchir, ce sont les émotions qui m’ont fait réagir si rapidement. Tant mieux d’ailleurs, car je ne sais pas si j’aurais pu envisager de partir tout un été si loin de chez moi autrement. J’aurais alors raté quelque chose de grand.

Car en arrivant ici, j’ai réalisé que je n’avais plus mes yeux de fillette. La fascination pour l’eau salée et sauvage ne m’a jamais quittée, mais je vois maintenant plus que ça. En atterrissant sur ces belles îles, j’ai tout de suite remarqué les gens, les collines, les maisons… J’ai découvert un monde riche et lumineux qui allait bien au-delà de l’eau.

Si c’est la mer qui m’a donné envie de venir aux Îles de la Madeleine, c’est tout le reste qui me donne à chaque jour un peu plus le goût d’y rester. Je suis d’autant plus heureuse de faire partie de la vie des Îles, d’y travailler, d’y vivre, le court temps d’un été. Elles sont si… fascinantes!

-30-

Opération séduction pour la Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

La Commission jeunesse Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine était présente sur la Grave vendredi et samedi derniers dans le cadre de leur campagne touristique de recrutement. Cette campagne vise les jeunes touristes en visite dans nos région et qui pourraient potentiellement vouloir s’y installer. « Comme la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine sont des régions touristiques, on a décidé de cibler les jeunes touristes et leur montrer les opportunités de la région », explique Maryève Charland-Lallier, ambassadrice à la commission jeunesse. Cette opération cible autant les jeunes d’ailleurs que ceux originaires des Îles et qui habitent maintenant à l’extérieur.

Le bilan de cette fin de semaine est plutôt positif. « Ce qu’on vise, ce n’est pas tant un grand nombre de personnes, mais la qualité des échanges qu’on avec ces personnes », nous a dit Maryève Charland-Lallier. Elle et Julie Jomphe, agente de migration à l’organisme Place au Jeunes, ont parlé avec plusieurs personnes intéressées dont un jeune homme parti depuis 13 ans des Îles venu passer une semaine de vacances. Il envisage peut-être maintenant de revenir vivre dans la région.

L’importance des jeunes en région

Cette campagne de « Grande séduction » fait parti d’un projet beaucoup plus vaste: Cap sur l’avenir 2009-2012. Ce programme comprend de nombreux aspects et l’un d’eux est le retour et le recrutement de main d’œuvre qualifiée, le but de l’événement sur la Grave. La demande de travailleurs dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est importante. On prévoit 9200 nouveaux emplois d’ici 2014 qui vont se libérer en raison des départs à la retraite. « Tous les domaines sont touchés. Des employés en administration, comptabilité, ou bien en santé sont un peu plus recherchés que les autres, mais il y a de l’ouverture partout », précise Julie Jomphe.

En revanche, ça fait huit ans que le solde migratoire chez les jeunes dans la région de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est positif et Maryève Charland-Lallier remarque qu’aujourd’hui, les jeunes ont de plus en plus le désir de revenir. Un constat plutôt encourageant pour l’ambassadrice de la Commission jeunesse.

Bilan 2010-2011 positif

C’était aussi le moment du bilan la semaine dernière pour la Commission jeunesse. La dernière année a été fort occupée et de nombreuses réalisations ont été accomplies. Notons entre autres, une campagne publicitaire sur l’importance d’encourager les jeunes à s’établir dans la région, la mise en place de comités d’accueil pour les nouveaux arrivants et la diffusion d’une étude sur les facteurs de rétention des jeunes dans les régions faite par le centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes (CERMIM)

Les projets ne manquent pas non plus pour la prochaine année. Une campagne visant à détruire les mythes nuisant à l’image de la région, une série de témoignages vidéos et la mise en ligne d’une boîte à outils pour les employeurs font partie des nouveautés annoncées pour 2011-2012. Ce sera aussi la dernière année du projet qui amènera une évaluation afin d’en connaître les retombées.Pour plus d’information sur la Commission jeunesse, visitez le http://www.faistesboites.com.

-30-

Publié dans l’hebdomadaire Le Radar vol 42 No. 30 de la semaine du 4 août 2011