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Musique de jeux vidéos: pourquoi on écarte les musiciens d’ici

Ce n’est pas nouveau, l’industrie du jeu vidéo est devenue assez importante au Québec, tant du côté des indépendants que des grosses boîtes étrangères. Ces studios québécois amènent bien entendu des créateurs québécois et cela touche aussi la musique de ces jeux. Or, un article paru dans La Presse le 8 mai dernier soulève le fait que, même si les compositeurs de musique de jeux vidéos (et aussi de films apprend-on) sont québécois, les orchestres qui l’interprètent sont étrangers. En fait, ils sont surtout situés en Europe de l’est. Pourquoi? Tout d’abord parce que ça coûte moins cher. Ensuite, parce que les orchestres de ces pays ont un tel niveau d’expérience dans l’enregistrement de ce style de musique qu’ils offrent des services clés en main, des services qui facilitent beaucoup les choses pour les studios. Pourtant, nous avons le talent et les ressources chez nous. En plus de dresser un portrait intéressant d’une situation méconnue, l’article présente aussi quatre idées de solutions proposées par la Guilde des musiciens. Un papier intéressant pour ceux qui s’intéressent au monde des trames sonores, mais aussi de la musique en général.

L’article ici.

 

Le même jour, une réponse de Samuel Laflamme, un compositeur québécois de musique de jeux vidéos, a été rassurante précisant qu’en étant créatif, on pouvait réussir à faire travailler les musiciens québécois. Il apporte un éclairage un peu plus positif sur la situation.

La réponse ici.

 

Voici un extrait de la musique de Cœur de Pirate pour le récent jeu d’Ubisoft Child of light dont la partie orchestrale a été interprétée par l’Orchestre symphonique de Bratislava.

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