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Pertes d’emplois à La Presse: les déboires des quotidiens en bref

Ce matin, nous apprenions que 158 emplois allaient supprimés à La Presse, dont 43 emplois à la rédaction. Ces pertes sont liées à la disparition prochaine de La Presse en format papier la semaine.  Le communiqué officiel apporte quelques précisions.

« Les postes touchés sont des emplois syndiqués, non syndiqués et cadres, et proviennent de tous les secteurs de l’entreprise. Les employés concernés seront rencontrés aujourd’hui et auront accès à des mesures de soutien. Les départs respecteront les conventions collectives en vigueur, notamment en ce qui a trait à l’ancienneté. La presque totalité des départs aura lieu dans trois mois, pour janvier 2016. À l’issue de cette réduction d’effectifs, La Presse comptera 633 employés réguliers. »

Pour plus d’informations, voici la nouvelle rapportée par Le Devoir, ICI Radio-Canada et TVA.

La direction de La Presse veut en effet prendre le virage numérique en mettant l’accent sur sa plateforme La Presse + qu’elle évalue viable. Cette annonce, de même que celle d’abandonner la version papier la semaine, est peut-être un autre signe de la situation difficile de la presse écrite.

Quelques faits

Une étude du centre d’étude sur les médias de l’université Laval dresse un petit portrait de la presse écrite quotidienne qui éclaire un peu la situation. Ces chiffres les plus récents datent de 2013, mais permettent tout de même de comprendre la situation.

Tout d’abord, sans surprise, le taux de lectorat des quotidiens (gratuits et payants) a diminué avec les années. Il est passé de 57% à 48% entre 2001 et 2013. Le Journal de Montréal, par exemple, a perdu près de 50 000 lecteurs réguliers entre 2001 et 2013. La Presse a connu une hausse de 270 000 lecteurs réguliers en 2013, mais celle-ci serait dû à l’apparition de La Presse +. Cela expliquerait faiclement pourquoi La Presse a décidé de mettre plus d’effort sur sa plateforme numérique. Ça reste tout de même un pari un peu risqué, car celon cette étude, moins de 10% des lecteurs ne lisent exclusivement les versions électroniques des quotidiens.

Une chose est certaine, c’est que la situation n’est pas rose économiquement. Les revenus des journaux au Canada ont baissés considérablement. l’Association canadienne des journaux nous informe que les revenus des quotidiens payants du pays ont vu leurs revenus atteindre 1,91 milliards qui correspond à une chute de 15,6% entre 2012 et 2013. Les revenus provenant de la publicité en ligne, bien qu’ils ont doublé depuis 2006, ne peuvent compenser cette perte. Ces recetttes sont en légère baisse depuis 2011 et ne comptaient que pour 12,3% des revenus totaux en 2013.

Pour plus de faits et de chiffres, vous pouvez aller lire cette étude très claire et facile à lire: http://www.cem.ulaval.ca/pdf/pressequotidienne.pdf

Ces faits ne donnent pas plus d’informations sur cette décision de la direction de La Presse. Elle seule peut expliquer ce qui la pousse à changer ainsi de cap. Par contre, ces chiffres montrent que la situation des quotidiens n’est pas facile pour personne et il ne s’agit sûrement pas des dernières pertes d’emploi que nous allons connaître dans le milieu. Malheureusement.

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Les sciences et les jeunes: la suite

Un article dans La Presse a attiré mon attention. On y apprend que les jeunes se seraient désintéressés des sciences.

Dans ce billet à propos du 30e anniversaire des Débrouillards, je souhaitais que les jeunes continuent d’avoir de l’intérêt pour les sciences pour toutes sortes de raisons. Il semblerait que ce ne soit pas le cas et c’est bien dommage. Dans l’article, on mentionne un autre aspect que je n’avais pas souligné : «Au Québec, le secteur des sciences naturelles et appliquées est celui qui connaîtra d’ici 2018 la plus forte croissance d’emploi.» Une autre très bonne raison de s’inquiéter de la situation!

L’article: Désintérêt des jeunes pour les sciences: les commissions scolaires inquiètes

On mentionne dans cet article que les enseignants ne seraient pas à l’aise dans l’enseignement des sciences. Ça ne devrait pas être le cas. Je me demande si ce problème ne vient pas tout simplement de la formation des enseignant.

Il me vient tout d’un coup un souvenir. J’ai eu pendant mon baccalauréat en enseignement un professeur de didactique des sciences tout à fait formidable: Marcel Thouin. Je ne peux pas parler pour tout le monde, mais à moi et certains de mes collègues, il nous a vraiment donné le goût d’enseigner les sciences. Il nous montrait une façon de le faire claire et efficace (partir des conceptions de départ que les élèves ont des phénomènes scientifiques) tout en nous proposant des activités vraiment intéressantes et simples. Sans compter ses livres qui sont une vraie mine d’or! Mais le plus important, c’est qu’il nous a aussi fait comprendre les concepts plus compliqués et nous a donné l’envie de nous intéresser aux sciences. Je souhaiterais que tous les enseignants aient pu l’avoir lors de leur formation. Car il nous a montré que ces notions avaient tout à fait leur place dans le cursus scolaire aux côtés du français et des mathématiques.

Il faut des profs intéressés pour que les élèves le soient. Cela va de soi!

Une entrevue avec M. Thouin à l’Actualité datant de quelques années, mais toujours pertinente. On y fait le lien entre l’enseignement des sciences et le décrochage scolaire des garçons: Ne tuez pas Einstein!  Une autre raison de s’inquiéter de ce désintérêt?

Bienvenue en 2012!

L’année vient à peine de commencer que déjà on prédit de quoi elle sera composée! Un article assez intéressant de Alain Mckenna dans la Presse présente les innovations techno qui seront sans doute des échecs dans la prochain année. Alors que la technologie n’a jamais évolué à un rythme aussi rapide que ces dernières année, ce ne sera pas surprenant que certaines idées, même si elles sont remplies de potentiel, font plutôt frapper un mur. C’est parfois à cause d’un manque de timing, de préparation, ou bien, ce n’était qu’une simple fausse bonne idée. Les échecs à venir sont ceux des codes QR,  du 3D, de Apple TV 3, de la réalité augmentée et du sans-fil LTE. C’est vrai que la réalité augmentée est une belle promesse qui date de quelques années déjà et qui n’a pas donné beaucoup pour l’instant et le 3D n’en serait pas à ses premiers ratés (ni à ses premiers succès d’ailleurs) depuis les dernières décennies…

Et vous, qu’en pensez-vous?

 

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Des échecs qui pourraient marquer l’année