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Alfa Rococo: énergie aux Pas Perdus

Le groupe Alfa Rococo a rempli la salle des Pas Perdus d’une belle énergie vendredi soir. Le premier de leurs deux spectacles prévus aux Îles s’est fait devant un public conquis dès les premières notes. À la troisième chanson, le groupe a invité les spectateurs à se lever et à danser. Les refrains accrocheurs du duo ont su en faire bouger plus d’un dans la salle. Une bonne partie d’enter eux ont même réussi à garder leur énergie pour danser jusqu’à la fin. Justine Laberge, David Bussières et leurs quatre musiciens ont été très généreux avec un public, il faut le dire, très réceptif. « Les gens étaient vraiment dedans; ça dansait, ça chantait… On n’a pas beaucoup dormi parce que hier, on était à Woodstock en Beauce, mais c’était une soirée super cool et ça nous a ré-énergisés! » raconte David Bussière, quelques minutes après le spectacle. Même si la salle des Pas Perdus n’était pas pleine, les spectateurs ont, en effet, embarqué à pieds joints dans l’énergie du groupe.

La plupart des chansons provenaient de leur second album Chasser le malheur avec Météore en tête de liste. Les pièces les plus connues de leur précédent opus, Lever l’ancre étaient aussi de la partie. La salle a particulièrement réagit aux premières notes de leur premier succès, Jour de pluie et de l’intense Véga, donnée en rappel à la demande du public. Les chansons se sont enfilées dans un rythme intense avec très peu de pauses entre elles.

Jour de pluie a d’ailleurs été jouée une deuxième fois lors du premier rappel, mais dans une toute autre version. Elle était plus lente, avec un autre type d’instrumentation et les spectateurs ont été sollicités pour chanter le refrain.

À propos de cette fantaisie, Justine raconte que dès leur première tournée, ils aimaient modifier des chansons, les faire évoluer. « On sent que c’est un moment qui est le fun » se rejouit-elle. « on va peut-être finalement se payer le privilège de revisiter des chansons!», ajoute son compagnon.

Pour Alfa Rococo, la place du public dans le déroulement d’un spectacle est capitale. D’ailleurs, David Bussière dit ne pas aimer le mot « spectateur », car un spectateur n’agit pas. Pour lui, lorsqu’on vient à un spectacle, on est plutôt un acteur. « On tâte le pouls du public et on y a va avec ce qui irait le mieux avec son énergie. Ce sont vraiment les gens avec leur énergie qui influencent le cours des choses », ajoute Justine Laberge. Tout au long de la soirée, le groupe prouve ce point en encourageant constamment le public à participer.

En route vers le prochain album

Questionnés sur l’arrivée d’un troisième album, David et Justine expliquent qu’ils sont encore au stade de la gestation. « J’appelle ça le travail passif, contrairement au travail actif qui est la composition, l’écriture. Là, on écoute beaucoup de musique, on emmagasine de l’information » explique David Bussière.

« On est l’affut de sons, d’ambiances. On essaie de visualiser un peu ce qu’on veut faire et de voir où on en est dans notre son », continue Justine Laberge. Pour le moment, ils disent être très intéressés par le travail de Jérôme Minière et ils pourraient peut-être y voir une future influence.

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Article publié dans le Radar de la semaine du 7 juillet 2011

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Luc de Larochelière en solo: l’éloge de la simplicité

Luc de Larochellière était de passage la semaine dernière aux Îles pour nous offrir son nouveau spectacle solo qu’il promène un peu partout ces temps-ci. C’est avec comme seul accessoire une chaise et comme seuls instruments une guitare et un ukulélé qu’il est monté sur la scène du Vieux Treuil mardi et mercredi derniers. La dernière fois qu’il était monté seul sur une scène remonte à sa première tournée de la fin des années 1980. On peut souhaiter que l’auteur-compositeur-interprète renouvelle l’expérience plus souvent, car ce spectacle était un délice du début à la fin. L’ambiance était chaleureuse et intime, comme si l’artiste chantait dans notre salon.

Tout à fait à l’aise seul sur la scène, Luc de Larochellière, a su créer une proximité, une intimité même, avec le public. Il a débuté le spectacle au ukulélé avec deux grand succès: Cash City et Six pieds sur Terre, au grand plaisir de tous. Il s’est ensuite assis avec sa guitare et a entamé en entier et en ordre son dernier album Un toi dans ma tête. Cette structure du spectacle vient en partie du fait qu’il a voulu rendre justice a cet album qui est pour lui unique dans sa carrière. «Au lieu de chanter une chanson, je chante un album. En plus, on s’est tellement cassé la tête a trouver un ordre pour les chansons sur le disque! » ajoute-t-il. L’artiste a pris le soin de présenter chacune de ses pièces, parfois avec beaucoup d’humour, pour nous expliquer d’où venait son inspiration et ce qu’il voulait raconter. Son nouvel opus plus intime que ses précédents collait absolument avec l’ambiance créée pour le spectacle.

Sans prendre de pause, l’auteur-compositeur interprète a repris ensuite la ronde ses succès. Sauvez mon âme, Quelque chose d’animal, Si fragile, Amère América, Si j’te disais reviens, que des titres appréciés du public. Offerts dans leur version acoustique, ces chansons se dévoilaient sous un nouveau jour, parfois bien différent. Il nous a aussi présenté deux titres inédits et Michèle (croit au paradis), une chanson peu connue de son troisième opus, mais qu’il affectionne particulièrement.

De retour en solo

De Larochellière a expliqué en début de spectacle qu’il voulait que l’album lui-même soit fait en solo. Il a raconté avoir été surtout motivé par le désir d’être le plus autonome possible. Finalement, les choses ont tourné autrement et il est d’autant plus heureux d’offrir enfin cet emballage à ses compositions. « J’ai écris toute ces chansons en me disant que je peux les jouer seul, avec une guitare», raconte-t-il.Ce spectacle lui permet aussi de se comparer en quelque sorte avec l’artiste qu’il était au début de sa carrière. « Je ne suis pas en train de me rappeler du bon vieux temps, mais je trouve ça bien de repasser sur des chemins sur lesquels je suis déjà passé. Je fais la même route, mais j’ai tout un métier que je n’avais pas au début, alors je peux me retourner et dire voilà où j’en suis rendu», confie-t-il.

Mireille Moquin

En première partie, la jeune auteure-compositeure-interprète franco-albertaine Mireille Moquin nous a enchantés et amusés avec ses chansons franches et rafraîchissantes. Son premier album est prévu en automne pour cette nouvelle venue à surveiller.

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Article publié dans Le Radar vol42 No. 28 de la semaine du 21 juillet