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Adaptations BD un peu oubliées

Avec Noël vient Ciné Cadeau, ce rendez-vous du temps des fêtes qui a l’habitude de nous présenter les films adaptés des bandes dessinées de notre enfance. Lucky Luke, Tintin et Astérix sont devenus incontournable pour les grands enfants d’entre nous en ces temps de réjouissances. Cependant, les adaptations sur écran d’oeuvres du 9e art dépassent celles présentées par Télé-Québec. Certaines sont tombées dans l’oubli pour toutes sortes de raisons.

Voici quelques adaptations de bande dessinée cinématographiques ou télévisuelles obscures, étranges ou oubliées que je ressors ici pour le plaisir. À découvrir si vous êtes curieux!

Souce: ina.fr

Souce: ina.fr

Deux romains en Gaule (1967) Téléfilm écrit par Goscinny et Uderzo et réalisé par Pierre Tchernia. Les deux auteurs d’Astérix font aussi une apparition dans le film. Il s’agit de la première apparition d’Astérix et Obélix à l’écran, Astérix étant déjà doublé par Roger Carel. Dans ce téléfilm tous les personnages sont joués par des acteurs sauf le duo de gaulois qui sont en dessins animés. Ça donne un résultat plutôt spécial. On suit un petit garçon de l’époque moderne (donc de 1967) qui rencontre Astérix en révisant sa leçon d’histoire. Les deux romains du titre sont Ticketbus et Prospectus qui décident de visiter la Gaule. Le film présente un mélange de tout ça, je n’ai pas eu la chance de le voir au complet. Ce que j’en ai vu laisse présager que c’est le seul film de cette liste qui soit plutôt bon, quoique loin de la qualité des films suivants. Il s’agit quand même d’une production pour la télévision ce qui implique des petits moyens et un rythme particulier. Ce téléfilm peut être téléchargé sur le site de la INA et je crois bien que c’est le seul moyen de le visionner en entier.

 

Source: allocine.fr

Source: allocine.fr

Le crabe aux pinces d’or (1947) Film tiré directement de l’album de Tintin du même nom. Il a été diffusé uniquement dans un cinéma de Bruxelles, une seule et unique fois, ce qui en fait une petite rareté. On peut difficilement être tiré directement plus que cela puisque le film reprend l’album carrément case par case. Ce n’est malheureusement pas très réussi. Il n’y a pas d’ambiance, le rythme est bizarre; en fait, c’est comme l’album, mais en beaucoup moins bon. Hergé en a été très déçu d’ailleurs. Avec un film tourné image par image avec des poupées, l’effort est quand même louable et je suis certaine que le coeur y était. Le film est, malgré tout, à voir pour tous les admirateurs curieux de Tintin. Le crabe aux pinces d’or a pratiquement une valeur documentaire aujourd’hui compte tenu du phénomène que Tintin est devenu. Il s’agit, rappellons-le, de la toute première adaptation sur écran des aventures du reporter.

 

lucky luke allocinefr

Source: allocine.fr

Lucky Luke (1991) Celui-ci est assez spécial. Je vous présente un film américano-italien tourné en anglais et réalisé par Terrence Hill, qui joue aussi le personnage principal. Là-dedans, Lucky Luke est blond aux yeux bleus et porte un grand manteau blanc. Ce film, dont le scénario s’inspire beaucoup de celui de Daisy Town, est assez surprenant. Le plus gros ennui est que Lucky Luke ne ressemble pas à Lucky Luke, par son physique et son comportement. C’est un problème plutôt important, je le reconnais. Or tout le reste colle très bien à l’univers avec un côté parodique tout à fait fidèle à l’original. J’aime bien la représentation des Dalton, par exemple. Le film n’est pas vraiment bon pour autant, même s’il possède quelques bons moments. Le rythme est lent, l’image n’est pas très belle, les dialogues ne valent vraiment pas les originaux et ce Lucky Luke trop différent de celui de la BD dérange. Par contre, je sais que certains l’aiment beaucoup, donc c’est à voir par vous-même. Ce film est encore relativement facile à trouver et plusieurs d’entre vous le connaissaient peut-être déjà sans l’avoir visionné.

 

Source: premiere.fr

Source: premiere.fr

Fais gaffe à la gaffe (1980) Il s’agit d’une adaptation non officielle de Gaston Lagaffe. André Franquin n’a pas cédé les droits de son personnage pour le film et on le remercie pour ça, parce que malheureusement, le résultat est très décevant. En même temps, quoi de plus étonnant pour une BD dont un des ressorts comiques les plus importants se retrouve dans le dessin. Même si l’adaptation n’est pas officielle, la correspondance avec l’univers de Gaston est flagrante par les personnages, les situations et les objets dont une parodie de Gaffophone et la voiture conduite par G. Oui, là-dedans, il ne s’apelle que G. Ceux qui sont derrière ce film réussissent tout de même à ne pas respecter du tout Gaston et son univers! On se demande parfois s’ils ont bien compris la série. Peut-être aussi qu’ils ont voulu donner une vision différente du personnage, pour une raison difficile à comprendre. Pour vous donner un exemple frappant, le personnage correspondant à De Mesmaeker dans ce film ne se fâche jamais, trouve les gaffes qu’il subit rigolotes et finit par signer le contrat sans problème. Tout le contraire du personnage original! Évidemment, ce n’est pas officiel. On pourrait donc penser que c’est normal que l’univers ne colle pas totalement à l’original. Or, les références à la série sont tellement évidentes que la comparaison est inévitable. Ce film est une vraie curiosité…

 

Les mélodies des oscars 1

J’adore l’univers des trames sonores. Et non seulement les musiques de films, mais aussi de jeux vidéos, d’émission de télé. Et lors de la cérémonie des Oscars, il s’agit de la catégorie qui m’intéresse le plus, car je connais bien peu de chose au cinéma en tant que tel. Je donc au cours des prochains jours à travers des trames sonores en nomination.

Alors, qui est en nomination cette année? Je trouve que c’est assez varié, même si John Williams est présent à deux reprises. Et je vais commencer avec lui.

The Adventures of Tintin – John Williams

Spielberg et Williams sont d’habitués collaborateurs, un peu comme Tim Burton et Dany Elfman. Ça donne habituellement de très beaux résultats. J’ai vu le film de Tintin et la musqiue est très efficace dans le film lui-même, mais prise à part, elle ne réussit pas autant que d’autres musiques de Williams (c’est évidemment mon avis personnel). Mais j’ai un véritable coup de coeur pour la pièce qui ouvre le film (superbe intro par ailleurs). Un peu rétro, elle situe tout de suite l’époque à laquelle le film se déroule. Toutefois, elle fait énormément penser à l’ouverture de Catch me if you can.


War Horse – John Williams

Hé oui, un autre film de Spielberg, évidemment!  Je n’ai pas vu ce film, mais j’ai tout de suite bien apprécié la musique. Elle est variée, remplie d’émotion et fait apparaître facilement des images, ce qui est en partie le rôle de la trame sonore. Dans cet extrait en particulier, je sens très bien l’ambiance d’une bataille avec sa cruauté et son organisation militaire.

Évidemment, le propre de la musique et de créer des effets variés selon les personnes. Alors, vous que voyez-vous en écoutant ces pièces?

La suite demain!